Welcome sur Product Maker, le premier podcast qui met en avant les entrepreneurs qui imaginent des produits pour changer le monde. Parce qu’il n’y a pas que le digital dans la vie, nous voulons mettre en lumière les réussites des entreprises qui font le pari du produit “en chair et en os”  en 2021.

    900 Care est la startup mise à l’honneur dans notre deuxième podcast. 

    Créée en juillet 2019 par Aymeric Grange et Thomas Arnaudo, elle est spécialisée dans les produits d’hygiène et de beauté rechargeables. Un an après son lancement, 900 Care réalise un record commercial avec sa campagne de crowdfunding sur Ulule. C’est 40 000 préventes réalisées en un mois soit 240 000 € récoltés, le haut du podium de la plateforme dans la catégorie beauté.

    En juin 2021, elle lève 10 millions d’euros avec trois fonds : White Star Capital, Founders Future, 360 Capital et des business angels. On peut dès maintenant retrouver leurs produits dans 135 Monoprix partout en France.

    Une vraie success story que nous partageons aujourd’hui avec Aymeric Grange l’un des co-fondateurs de la startup :

    L’essentiel de notre interview avec 900 Care 

    Peux-tu nous présenter 900 Care ?

    Oui avec plaisir. Avant ça je vais peut-être te parler un peu des produits avec l’exemple de notre article emblématique : le gel douche. Il faut savoir qu’un gel douche acheté dans le commerce contient près de 80% d’eau et 20% d’ingrédients actifs. Nous, on a  compacté les ingrédients actifs dans 2 petits bâtonnets. Notre concept est de remplir le flacon du gel douche avec de l’eau et les bâtonnets. Au bout de quelques heures, le gel douche est recréé avec la texture, le parfum, l’odeur, soit tout ce qu’on aime dans le gel douche ! 

    Il y a plusieurs bénéfices tirés de ce concept. Premièrement, on envoie juste les bâtonnets sans le flacon dans des boîtes en carton. Ainsi, on supprime le plastique lors de l’envoi et lors de l’utilisation. Deuxièmement, vu qu’on achemine seulement 10% du poids total du produit, on réduit les émissions de carbone lors des livraisons.

    Ce concept de recharge est décliné pour d’autres produits comme le dentifrice, les déodorants ou le gel pour les mains.

    L’idée est venue lors d’une discussion un peu banale avec mon associé concernant la taille de la poubelle de la salle de bain ! Une petite poubelle remplit très facilement sa fonction. Nous en avons conclu que le problème ne venait pas de la taille de la poubelle mais de l’industrie de l’hygiène qui misait sur le plastique à usage unique.

    Vous avez réussi une levée de fonds de 10 millions d’euros. Comment fait-on pour lever une telle somme quand on fait du produit et qu’est-ce qu’on en fait ? 

    Concernant la première question, il y a plusieurs principes quand on fait du produit. Il faut arriver avec une proposition de valeur très différenciante et très novatrice. Nous, il y a deux éléments dans notre business model qui sont très intéressants d’un point de vue VC (venture capital) :

     – Le premier élément est l’abonnement à un produit d’usage très récurrent. L’achat est souvent effectué machinalement et, à ce jour, aucun des grands acteurs n’a réussi à mettre en place des systèmes d’abonnement.

    – Par ailleurs, l’absence d’eau dans nos produits. L’équation poids/valeur unitaire n’est pas très bonne pour les produits d’hygiène comme le gel douche; les coûts d’expédition sont de fait démesurés au regard de la valeur des produits.

    Les investisseurs ne recherchent pas une marque juste “cool”.

    Aymeric Grange – Cofondateur de 900.care

    Le deuxième élément est le niveau d’ambition. Dans le produit, beaucoup de gens se concentrent sur des niches en visant une seule cible. Nous avions l’objectif d’avoir un impact avec une approche très grand public, et donc, un marché adressable gigantesque !

    En combinant les deux, une grosse ambition et un business model/produit très différenciant, tu arrives dans la zone où tu peux lever de l’argent.

    Comment fait-on pour rentrer dans une grande enseigne comme Monoprix ?

    On les a contactés très tôt au cours du projet, sans produit, juste avec des slides. On a eu une relation très soutenue dès le début et ils étaient intéressés par le concept. On a alors échangé aux différentes étapes de lancement. Au moment de la campagne de crowdfunding ils nous ont recontactés pour travailler ensemble. On a eu de la chance de tomber sur de bons interlocuteurs. Si je dois donner quelques conseils liés à cette expérience ce seraient les suivants :

    • Être au bon endroit et au bon moment, il y a des tendances, des enseignes comme Monoprix qui veulent être les premières sur ces tendances et sur les produits innovants.
    • Cibler les bonnes enseignes. Monoprix se positionne ainsi sur une stratégie orientée petites marques.
    •  Être dans l’écoute et la co-construction. Il faut faire preuve d’empathie dans les relations commerciales, comprendre les enjeux des interlocuteurs et la manière de leur rendre service. Ce n’est pas seulement une affaire de marque, l’objectif étant de faire en sorte que les partenaires aient un intérêt propre dans la réussite de cette marque.

    L’intégralité du podcast et tous les conseils et l’expérience d’Aymeric Grange sont disponibles sur Spotify ou Apple. Sinon ci-dessous :

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